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Qu'est ce que la démarche Low-Tech dans le construction?

Mis à jour : janv. 20

La démarche Low-tech s’articule autour de trois principes : la sobriété, l’accessibilité et la durabilité. Elle peut s’appliquer aussi bien aux objets, aux techniques, aux services, au savoir-faire qu’à des systèmes plus complexes. Elle a pour objectif de cibler les besoins essentiels et d’y répondre grâce à des techniques durables, réparables et moins dépendantes des énergies non renouvelables.


Si la démarche Low-tech est assez récemment, née aux Etats-Unis par le chercheur Ernst Fritz Schumacher avec son ouvrage Small is Beautiful en 1973, puis en Europe avec le Low-Tech Lab, le Low-tech Magazine et les ouvrages de Philippe Bihouix, elle n’est pourtant pas un concept nouveau. Elle remet en effet au « goût du jour » des innovations récentes, des techniques et des savoir-faire traditionnels, parfois oubliés dans nos pays occidentaux.


La démarche Low-tech nous invite à la fois à faire un pas de côté par rapport au schéma classique de développement économique et à repenser notre mode de vie, à travers le prisme de la sobriété et de la résilience.


Cette démarche Low-tech est plébiscitée par le développement durable, elle se veut impactante et ambitieuse avec pour principal message : réduire massivement toute forme de consommation d’énergie, de ressources et de production de déchets.


Une définition adaptée à la démarche Low-tech peut être donnée pour chaque terme du graphique :

L’accessibilité fait référence au partage d’un savoir-faire répandu et développé dans un souci d’inclusion maximale, sur les principes de l’open source et de l’open data pour tous.


La sobriété traduit une consommation modérée et « sans superflu » avec un impact faible sur l’environnement. Il s’agit de consommer suivant ses justes besoins.


La réparabilité est la faculté à remettre en état un bien pour un usage « allongé ». Elle implique un partage des connaissances et un accès aisé aux pièces de rechange. Elle implique également de pouvoir réhabiliter facilement, de manière autonome, et éco-construire.


La résilience est la capacité à absorber les chocs. L’accessibilité à l’information et aux méthodes de production d’un bien, couplée à la sobriété déjà optimale qui entoure sa création et à l’existence de compétences de production au niveau local, permet une adaptation et un ajustement rapide au choc produit avec finalement un impact faible sur l’environnement. Il s’agit également de limiter nos dépendances.


L’efficience est la capacité à supprimer l’obsolescence en réparant un bien au final peu impactant pour l’environnement. Elle se caractérise par l’obtention d’une performance supérieure et par une durée de vie plus élevée. Cela maximise l’usage d’un bien par rapport aux ressources nécessaires à sa production.


La simplicité implique d’une part que le bien soit réparable et que les savoirs soient aisément partagés et rapidement assimilés sans nécessiter au préalable de connaissances approfondies, et d’autre part que sa réparation ne nécessite pas de matériaux trop « sophistiqués » et/ou difcilement « trouvables ».


La simplicité est la garantie d’une autonomie retrouvée.


La démarche Low-tech avec les solutions proposées pour adhérer à un mode de vie plus responsable se veut durable, simple, conviviale, résiliente et inclusive.*Low-tech

Les sources: chrome-extension://oemmndcbldboiebfnladdacbdfmadadm/https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-35533-OID-publication-low-tech.pdf


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