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Retrouvez l'interview d'Elodie MORAUD, co-fondatrice du COLLECTIF BOIS et représentante de Hors-site


« Le low tech a besoin de high tech et inversement. On n'est pas sur un ring, on ne peut pas confronter les 2. La construction hors site permet de les concilier. »



L’Institut pour la Transition Energétique du bâtiment NOBATEK/INEF4 et la Technopole Pays Basque publient leur deuxième livre blanc commun, issu des échanges et débats de l’événement qu’ils ont co-organisé :

R-EVOLUTION : « Low Tech vs. High Tech : le bâtiment comme enjeu de réconciliation ? »

Au sommaire

  • L’enveloppe comme lieu d’expérimentation pour l’optimisation énergétique

  • Le système constructif comme vecteur de conception

  • Du concepteur au constructeur : des formations à réinventer ?

Le chapitre 2 est issu d’une table ronde animée par Elodie Moraud (Collectif Bois) réunissant Etienne Gay (Briques Technic Concept), Ludovic Lachavanne (PolyRythmic) et les architectes Guillaume Hannoun et Olivier Legrand.

Low_tech_vs_high_tech_le_batiment_comme_
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Le système constructif comme vecteur de conception

"Après l’émergence des courants brutalistes entre les années 1950 et 1970 où les systèmes constructifs et les fonctions apparaissent clairement en façade, les concepteurs se sont tournés vers d’autres moyens d’expression, délaissant peu à peu le mouvement au profit d’une architecture plus subtile et ornementale. Or, s’il y a bien un aspect que l’on ne peut dissocier de ce mouvement, c’est bien sa capacité à utiliser des éléments répétitifs ou préconstruits, qui sont en réalité une vraie richesse d’un point de vue environnemental et délais d’exécution. Si l’esthétisme du brutalisme et l’utilisation d’éléments standard a pu effrayer les concepteurs ces dernières décennies, on observe depuis peu un nouvel engouement pour cette pratique constructive, qui s’est enrichie au fil des années de la compétence numérique. L’utilisation de modules préfabriqués dans le processus de conception du projet architectural apparait aujourd’hui comme un moyen efficace de limiter l’empreinte carbone des bâtiments tout en restant libre de la forme bâtie. À titre illustratif, on a vu l’utilisation de tels modules dans le projet Habitat 67 à Montréal réalisé à partir de modules béton pour l’exposition universelle en 1967 ; on le retrouve aujourd’hui dans les projets de BIG comme le projet « habitat 2.0 » à Toronto qui utilise cette fois-ci l’architecture des modules en réponse à des objectifs environnementaux. Le réemploi de containers s’inscrit désormais dans nos pratiques constructives. Mais comment conçoit-on avec des trames imposées ? Y a-t-il un sentiment de limitation dans la créativité ? Comment le dépasser ? A ces pratiques se greffe une volonté de retourner vers une simplicité de l’acte de construire, à travers notamment l’utilisation de matériaux biosourcés ou de réemploi. Comment effectuer ce retour aux sources, quelles sont les spécificités de ces systèmes constructifs ? Comment la règlementation accompagne-t-elle ou freine-t-elle ces processus ? Le modulaire, la préfabrication et les matériaux biosourcés : réponse aux enjeux sociétaux et environnementaux de notre époque ?"

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